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Policier/Suspense

 

Ceux qui contemplent l’abîme

Un escarpin taché de sang. C’était tout ce qu’on avait retrouvé d’elle ; pas d’indice, pas de cadavre. Pour son mari, Jibril, c’était le début du cauchemar.Jibril al-Rahib est un homme discret. Au 36 quai des Orfèvres, où il officie en tant que « technicien de surface » après la tombée du jour, c’est à peine si les âmes en peine qui hantent ses longs couloirs le remarquent. Le 36, c’est un peu la seule chose qu’il lui reste d’un passé douloureux, la disparition de sa femme des années plus tôt dans des conditions mystérieuses.

Aussi, lorsque pour rendre service à une jeune Danoise dont l’amie a elle aussi disparu, il doit endosser l’habit d’enquêteur amateur et plonger dans les dossiers de crimes sordides, il n’y va pas de gaîté de cœur. Est-il bien prudent, pour un simple balayeur, de vouloir défier le mal absolu qui rôde entre les pages de ces dossiers, et risquer ainsi de réveiller le spectre qui l’a une fois déjà privé de son âme ? Comme le disait Nietzsche avant de sombrer lui-même dans la folie : lorsqu’on contemple trop longuement l’abîme, l’abîme ne finit-il pas par vous regarder en retour?

Un thriller policier qui vous entraînera des couloirs sombres du quai des Orfèvres aux lacs brumeux du Danemark sur la piste d’un tueur aussi élusif qu’impitoyable.




 

Le masque d’Eurydice

Oserez-vous soulever le masque ?

Elle avait disparu il y a bien des années. Il me disait qu’il avait oublié, que la balle qui avait perforé son crâne avait emporté ses souvenirs. Mais je savais qu’il me cachait quelque chose. Y avait qu’à voir toutes les cicatrices dont il refusait de parler. Ou la façon dont il vivait retiré du monde, hanté par de terribles secrets du temps où il travaillait pour les Renseignements. Avec pour seule compagnie la chienne abandonnée que j’étais.

Aussi, quand deux gars se sont pointés chez nous pour essayer de remuer le passé, j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Que j’allais le perdre. Pour un fantôme, une femme dont il tentait désespérément de nier l’existence. Mais je n’allais pas me laisser faire. Pas question de le voir me filer entre les doigts et détruire tout ce que nous avions construit ensemble. Et pour ça, j’allais devoir l’aider à démêler l’écheveau de ses souvenirs. Aussi terribles qu’ils soient.

« Poupée, tu vois une jetée de bois pourrie, rongée par la moisissure et l’humidité, et tu te demandes si elle supportera ton poids. Tu as envie de poser le pied dessus, c’est normal. Mais crois-moi, au bout de la jetée, si tu y parviens, tout ce que tu
trouveras, ce sont les cadavres boursouflés de ceux qui t’ont précédé,
flottant parmi les algues. Parce que c’est tout ce qu’il y a, au bout de
cette foutue jetée. »

Le nouveau roman noir par l’auteur du « Baiser de Pandore », sélection du prix Amazon 2015 des auteurs indépendants.

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Le baiser de Pandore

Sélection du Prix Amazon 2015

 « Un Thriller hors norme. Eros et Thanatos s’affrontent avec hargne dans ce roman policier d’une irrésistible sensualité. » NouvelObs.com 

Je m’appelle Paul Heyland. Je suis flic, commissaire à la Crim’. Lorsque j’ai été affecté au meurtre de Julien Delatour, assassiné un froid matin d’hiver dans une chambre d’hôtel de luxe, je n’y ai vu qu’une sale enquête de plus… J’avais tort. 

Je me souviens encore des lumières blafardes de cette salle d’interrogatoire où je l’ai rencontrée, la suspecte que tout accusait. Une ukrainienne aux yeux gris. Belle, triste, mystérieuse. J’aurais dû me douter que tout cela allait mal se terminer mais, pour une fois, mon instinct de flic est resté muet. Pourquoi suis-je resté sourd aux voix qui me criaient à l’oreille de tourner le dos et m’enfuir ? 

C’était le début de la fin. Une longue course semée de cadavres, comme autant de cailloux blancs laissés à mon intention, qui allait m’entraîner dans une poursuite effrénée jusqu’aux confins d’une Russie encore hantée par les fantômes du passé. Au bout de la route, je savais que je n’en sortirai pas indemne. Tous ces macchabées croisés durant ma carrière de flic me l’avaient déjà annoncé.  

Mais depuis l’instant où j’avais croisé son maudit regard gris, je n’avais plus le choix… 

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Science Fiction/Fantastique

Les glaneuses de Temps

Une jeune détective se lance sur les traces d’un tueur en série dans les brumes de l’Angleterre victorienne. Une princesse africaine doit affronter le désert et la montagne de la déesse-serpent pour réclamer son héritage. L’île tropicale féérique où ses parents l’ont emmenée n’est peut-être pas aussi inoffensive que Sybille pourrait le croire. Aux portes de la Cité des ombres, une jeune indienne apprend la danse du vent pour se protéger des esprits malins. La vie n’est pas simple quand on est une zomb’ adolescente dans un monde d’humains sans pitié. Un étudiant en Archéologie égyptienne fait une découverte bouleversante sur le quai déserté d’une petite gare anglaise…

« C’était bien ma chance, j’étais tombé sur une dingue. On croise toutes sortes d’individus dans les gares. J’aurais dû m’en douter en la voyant arriver dans ses habits d’une autre époque. Comment allais-je me dépêtrer d’elle maintenant ? Je lui avais déjà avoué que j’attendais un train, je pouvais difficilement me défiler. Peut-être simuler une envie pressante mais, connaissant l’état des toilettes de gare, surtout avec cette chaleur, l’idée n’était guère tentante. Après tout, elle n’avait
pas l’air bien dangereuse et je n’avais rien d’autre à faire. Si je faisais semblant de jouer le jeu, elle se lasserait peut-être toute seule…
— Glaneuse de temps ? Je n’avais encore jamais entendu parler de ce genre d’occupation. Ça paie bien ? »

Laissez Les Glaneuses de temps vous transporter dans des mondes à la fois étranges et familiers, où les apparences peuvent être dangereusement trompeuses.

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La baie des Trépassés
Editions Boz’Dodor



Le vieux Bolzec l’avait bien dit : seuls les maudits osent courir la lande un soir de tempête sur la Baie des Trépassés. Surtout lorsque ce vieux fou de Professeur se livre à ses étranges expériences…

Il y a bien longtemps qu’on ne l’appelait plus la planète bleue. Depuis le jour en fait où la première expédition sur Mars avait ramené cette étrange spore fossile. Seule aujourd’hui sur le bord du lac à moitié englouti, la jeune Sheela observe la lente progression de cette masse rouge sang avançant vers elle, dévorant tout sur son passage…

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Fnac

Editions Boz’Dodor

 

Nouvelles 

La cité des ombres 
in Star Ouest

Le vieil homme était assis sur la véranda, immobile, les yeux clos, les rayons obliques du soleil dessinant d’étranges hiéroglyphes sur son visage desséché. Il n’avait plus guère que la peau et les os et, si ce n’était pour les faibles spasmes qui agitaient sa main de temps à autre, on aurait dit une des momies racornies de la Cave aux Esprits.


À quelques mètres de là, la petite Luhyana jouait dans le sable, alignant des cailloux de couleur dans des schémas toujours changeants. La main du vieux bougea à nouveau et son doigt se détacha légèrement du fauteuil à bascule, comme s’il désignait les montagnes au loin. Ou peut-être était-ce le vent du désert qui le faisait trembler…

Une aventure de l’ancien Ouest à la limite du fantastique, lauréate du Concours Imajn’ère 2015. 

Pour commander, cliquez ici


Près du lac de Vermaudit in Short, N° 6

Grand prix du court 2013

Editions Short Edition, décembre 2013

« Victor, veux-tu cesser de rouler de l’œil ainsi, tu sais bien que je déteste cela ! »
La brute fléchit sous l’assaut verbal et retira sa main d’un air honteux.
« Désolé, mamzelle Amandine, j’voulais pas vous effrayer. L’œil, je n’y peux rien, c’est à cause du ver. »
Sa voix était comme le lointain roulement du tonnerre.
« Un ver ? »
« Le docteur a dit qu’il s’était logé sous le globe et qu’on ne peut rien y faire. Pas sans perdre mon œil. Il vit là, c’est tout. Peut-être qu’il va mourir tout seul. »
« C’est dégoûtant ! Et ça ne te fait pas mal ? »
« Non, mamzelle, je ne sens rien. Faut juste le nourrir. »
La fillette fit la grimace.
« Moi, ça me donnerait des vapeurs. Il ne te mange pas le cerveau quand même ? »
« Non, mamzelle, juste des pensées étranges… »

La suite dans Short 6


L’anti-alchimiste in Pour les nuages, passer par l’escalier


Monographie consacrée à l’artiste Marc Giai-Miniet, avec des articles et fictions de critiques et auteurs contemporains.  

Editions Area, mars 2012

Dans un coin de l’atelier sombre où son père, un géant couvert de cambouis et de sueur, démonte en jurant d’imposantes machines qui ne cessent de lui résister, le petit Marc joue pensivement avec les vieilles pièces abandonnées, inutiles, qui autrefois, dans un incompréhensible équilibre, ont mû les imposantes machines de métal qui sillonnaient les rues et les chemins de fer de sa ville natale de Trappes.  « Trap », lui avait expliqué sa maîtresse d’anglais (une vieille fille à chignon dont la lèvre supérieure ornée d’un léger duvet habitait ses rêves les plus honteux), cela voulait dire « piège », un endroit dans lequel on peut entrer mais d’où il est impossible de sortir. 

La suite dans Pour les nuages