Polémia

Enter the Matrix

J’ai beau me dire que je ne devrais pas parler de ces choses-là, que ma place est ailleurs, il y a parfois des thèmes qui me hantent, qui tournent dans ma tête pendant des jours et que je ne peux en quelque sorte exorciser qu’en les jetant sur papier, en leur donnant une forme écrite. Un peu comme la genèse de mes autres écrits, ces choses étranges et informes qui flottent à la limite de ma conscience, qui me poursuivent jour et nuit, dont je ne peux me libérer qu’en leur donnant la forme de nouvelles ou de romans. Maintenant, vous connaissez mon secret.

Aujourd’hui, je me sens donc forcé de vous inviter à entrer dans la Matrice, ce monde fictionnel que les Wachowski (frères ou sœurs, on ne sait plus trop) ont magistralement porté à l’écran dans leur film The Matrix.

Tout est parti d’un coup d’œil jeté récemment à ma fiche de paie. Drôle d’endroit me direz-vous pour entrer dans la Matrice, on s’attend plutôt à des pilules de différentes couleurs mais ma fiche de paie fera l’affaire.
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La politique, la grande chimère

 

Récemment, j’ai été conduit, par la force des choses, à m’intéresser à la chose politique et à son impact sur la société et les individus. Un peu comme on observe les derniers ébats d’une bête qui meure.

Parce que oui, ayant toujours été un idéaliste, je ne me suis jamais reconnu dans cet exercice de pouvoir. J’ai beau essayer, ça me gratte dans le sens contraire du poil.

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La stratégie de division – comment les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux vecteurs de propagande.

Il fut un temps où la chose qui m’horripilait le plus sur Facebook était l’interminable défilé de photos de chats. Non pas que j’aie une dent contre nos amis félidés, mais voir défiler des centaines de posts de chats chaque fois que je voulais consulter mon fil d’actualités a rapidement eu raison de ma patience.

Je note pourtant un changement depuis quelque temps où l’inévitable photo de chat a fait place à quelque chose de bien plus dérangeant. Je devrais en être soulagé mais en fait, ça m’inquiète quand même un peu. (suite…)

Et si nous parlions d’éthique ?

En tant que modeste artisan des mots, j’accorde une importance particulière aux mots qui envahissent notre quotidien, à ceux dont nous sommes abreuvés à longueur de journée et qui façonnent continuellement notre perception du monde. Complexe ? Pas vraiment. Prenons un exemple.

Aujourd’hui, on nous parle beaucoup de menace, de violence, de surveillance, de justice, de restriction des libertés individuelles, dans un processus qui s’enchaîne de mot en mot, de concept en concept. Un mot, donc, va en amener un autre dans une chaîne de mots qui vont modeler notre quotidien. Et leur répétition même va profondément changer notre perception de la société dans laquelle nous vivons, et, ultimement, nos actions et notre futur.

Faut-il arrêter de regarder l’actualité pour rester libre ?


En tant qu’auteur de thrillers et d’anticipation, je m’intéresse parfois à l’actualité non pas pour son caractère sensationnaliste mais pour essayer de décrypter les signes avant-coureurs de dérives qu’il convient de dénoncer avant qu’elles ne se réalisent pleinement, si c’est humainement possible. L’auteur, et l’artiste en général, ne doit pas, ne peut pas être celui qui enfouit sa tête dans le sable en attendant que ça passe ou que quelqu’un d’autre fasse quelque chose. Il est, avant tout, celui qui regarde et qui décrit ce qu’il voit. Cassandre parfois, mais, s’il est honnête avec lui-même, il surmontera les railleries et les attaques pour décrire une Troie en flamme là où les autres ne voient qu’une cité prospère et orgueilleuse.

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